Un homme inspecte les décombres d’un entrepôt de blé détruit par des drones, près de la base américaine de Qasrak, dans la campagne de Hassaké, en Syrie, le 29 mars 2026.

Une nuée de drones en provenance d’Irak s’est avancée, lundi 30 mars, à l’aube, vers plusieurs bases situées dans l’est de la Syrie. Cette « vaste attaque », que l’armée syrienne dit avoir déjouée, est le dernier acte d’un harcèlement devenu quasi quotidien par les milices chiites irakiennes affiliées à l’Iran. Parmi leurs cibles, il y a eu la base américaine de Qasrak, dans le Nord-Est syrien, ou encore celle d’Al-Tanf, dans le sud-est du pays, que les soldats américains avaient évacuée et remise aux forces gouvernementales syriennes, en février.

Le vice-ministre de la défense syrien, Sepan Hamo, récemment nommé à ce poste dans le cadre de l’accord d’intégration des Forces démocratiques syriennes (FDS, à dominante kurde) à l’Etat syrien, avait appelé, le 23 mars, les autorités irakiennes à la « responsabilité » pour « empêcher la répétition d’attaques qui menacent [la] stabilité [du pays] ». Ces dernières, sous la pression américaine, avaient procédé à l’arrestation de quatre personnes.

La politique d’équilibrisme que le président de transition syrien, Ahmed Al-Charaa, tente de maintenir dans le conflit qui oppose l’Iran et ses alliés – le Hezbollah libanais et les milices chiites irakiennes – à Israël et aux Etats-Unis est mise à rude épreuve alors que la guerre s’installe dans la durée. De Berlin, où il a rencontré, lundi 30 mars, le chancelier allemand, Friedrich Merz, le président syrien a de nouveau dit « rejeter fermement toute tentative pour tourner [la] région en un terrain de bataille afin de marquer des points ».

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