Nicolas Sarkozy sortant de son domicile parisien pour se rendre à la prison de la Santé, à Paris, le 21 octobre 2025.

Nicolas Sarkozy va devoir affronter, devant la cour d’appel de Paris, un long marathon judiciaire, du lundi 16 mars au mercredi 3 juin, dans l’affaire du financement présumé de sa campagne présidentielle de 2007 par des fonds libyens. L’ancien chef de l’Etat a été condamné le 25 septembre 2025 à cinq ans de prison ferme, avec mandat de dépôt différé mais exécution provisoire, 100 000 euros d’amende, l’interdiction de toute fonction publique pour cinq ans et une privation du droit de vote pour la même durée. Il a passé vingt jours en détention à la prison de la Santé, a fait appel et, de nouveau présumé innocent, a pu sortir de l’établissement pénitentiaire le 10 novembre 2025.

Ils sont onze cités à comparaître, contre treize en première instance : l’ancien président ; Claude Guéant, son plus proche collaborateur, condamné à six ans de prison ferme ; Brice Hortefeux, son ami le plus proche (deux ans, aménageables sous bracelet) ; l’intermédiaire Alexandre Djouhri (six ans ferme) ; le grand argentier libyen, Bechir Saleh (cinq ans) ; le banquier Wahib Nacer (quatre ans) ; le milliardaire saoudien Khaled Bugshan (trois ans) ; l’avocat malaisien Sivajothi Rajendram (dix-huit mois) ; ainsi qu’Eric Woerth, trésorier de la campagne ; Edouard Ullmo, ancien cadre d’Airbus ; et l’homme d’affaires Thierry Gaubert, ayant obtenu en première instance une relaxe ou une extinction des poursuites.

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