La Volvo écrasée contre un platane, au lieu-dit Les Esclapes, avant l’entrée de Fréjus (Var), le 5 juillet 1964, dans l’accident qui a coûté la vie à Jean-Claude Saint-Aubin et Dominique Kaydasch.

Samedi 4 juillet 1964. Jour de départ en vacances. La famille Saint-Aubin prépare son séjour dans le Midi, à Fréjus (Var). La caravane est prête. Direction le domaine du Pin de la Lègue, où Andrée et Jean Saint-Aubin ont acheté deux parcelles de terrain. Issu de la bourgeoisie dijonnaise, le couple possède l’une des plus grandes bijouteries de la ville, sur la place Grangier. Ils ont trois enfants : Jean-Claude, 23 ans, François, 21 ans, et Philippe, 14 ans. Pour ces vacances, toute la fratrie a prévu de se retrouver au domaine familial. De Dijon, Jean-Claude, accompagné d’une amie de la famille, Dominique Kaydasch, 18 ans, part à bord de sa Volvo sport noire au toit blanc, immatriculée en Suisse, accompagné du véhicule de François et de la caravane d’Andrée et Jean Saint-Aubin, avec Philippe installé à l’arrière.

La famille voyage de nuit, multiplie les pauses-café pour tenir le coup. François et les parents arrivent les premiers à destination. Plusieurs heures s’écoulent : aucune nouvelle de Jean-Claude et de sa passagère. Jusqu’à ce que le gardien du domaine leur annonce la nouvelle : « Votre fils a eu un accident pas très loin d’ici. La voiture est entrée dans un arbre. Ils sont morts tous les deux. » Selon le procès-verbal des gendarmes, l’accident s’est produit vers 7 heures sur la nationale 7, au lieu-dit Les Esclapes, entre Fréjus et Puget-sur-Argens (Var), exactement au point kilométrique 93. En raison d’une vitesse excessive, Jean-Claude aurait perdu le contrôle du véhicule, avant de percuter violemment un platane. A première vue, une tragédie tristement banale : 193 000 accidents et 10 000 morts sur la route en 1964. Soit trois fois plus qu’aujourd’hui.

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