Le chancelier allemand Friedrich Merz, et la première ministre italienne Giorgia Meloni, lors d’une cérémonie de signature d’accords bilatéraux de coopération stratégique, à Rome, le 23 janvier 2026.

De manière impromptue, derrière leurs pupitres, les deux dirigeants partagent un sourire qui se mue en rire poli. C’est ainsi que la présidente du conseil italien, Giorgia Meloni, et le chancelier allemand, Friedrich Merz, ont accueilli la question d’un journaliste, qui demandait si l’Italie était en voie de remplacer la France comme partenaire privilégié de Berlin, à l’occasion de la signature, vendredi 23 janvier, à Rome, d’un « plan d’action » italo-allemand. Ils ont ensuite voulu dissiper le doute. « Il n’y a pas de hiérarchie dans les relations, en Allemagne », a répondu le chef de l’exécutif allemand, venu accompagné d’une délégation pléthorique de ministres et de chefs d’entreprise, tandis que Giorgia Meloni a assuré ne vouloir « prendre la place de personne ».

Paris avait été informé de l’organisation de cette rencontre bilatérale avec la dirigeante italienne. Mais le rendez-vous n’en a pas moins été interprété comme une réponse implicite aux divergences récentes entre la France et l’Allemagne. En dépit de la proximité affichée entre Friedrich Merz et Emmanuel Macron depuis l’investiture du premier en mai 2025, les sujets de désaccord ont été nombreux ces derniers mois.

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