Fragilisée depuis le cambriolage au Louvre en octobre, la présidente de l’institution, Laurence des Cars, a remis sa démission à Emmanuel Macron, qui l’a acceptée, a annoncé l’Elysée mercredi 24 février.
« Le chef de l’Etat l’a acceptée en saluant un acte de responsabilité dans un moment où le plus grand musée du monde a besoin d’apaisement et d’une nouvelle impulsion forte pour mener à bien des grands chantiers de sécurisation, de modernisation et le projet “Louvre – Nouvelle Renaissance” », a indiqué la présidence dans un communiqué.
Emmanuel Macron « l’a remerciée pour son action et son engagement ces dernières années et, s’appuyant sur son expertise scientifique incontestable, a souhaité lui confier une mission dans le cadre de la présidence française du G7 sur la coopération entre les grands musées des pays concernés », poursuit l’Elysée.
Nombreux dysfonctionnements
Fragilisée par le cambriolage et la mise au jour de nombreux dysfonctionnements, la présidente du Louvre Laurence des Cars devait être entendue mercredi par la commission d’enquête sur la sécurité des musées.
Dressant un bilan à mi-parcours de leurs travaux après quelque 70 auditions, le député LR Alexandre Portier et le rapporteur de la commission Alexis Corbière (ex-LFI) ont étrillé la gestion du musée le plus visité du monde, dans la tourmente depuis le vol de joyaux de la Couronne française. Jeudi, M. Portier s’était interrogé sur le maintien en poste de Mme Des Cars. « Très clairement, il y a une liste de défaillances qui aurait déjà conduit dans pas mal de pays et d’établissements à un départ depuis longtemps », estimait-il.
Mme des Cars avait proposé sa démission juste après le cambriolage du 19 octobre – démission qui avait été refusée par la ministre de la culture Rachida Datti, qui avait ordonné une enquête administrative, mettant au jour d’importants manquements sur la sécurité, contraignant le musée à prendre des mesures de sécurisation d’urgence.
