
La déroute électorale du camp présidentiel se confirme. Au premier tour des élections municipales de 2026, le bloc central (Renaissance, MoDem et Horizons) peine à exister entre les deux partis traditionnels très implantés à l’échelle communale, Les Républicains (LR) et le Parti socialiste (PS).
Sur fond d’abstention record depuis 2014, l’ex-majorité présidentielle se retrouve également supplantée par ses principaux adversaires sur la scène nationale, le Rassemblement national (RN) et La France insoumise (LFI), en dynamique lors de cette élection très scrutée à l’approche de 2027.
Anticipant la bérézina de son camp, le premier ministre, Sébastien Lecornu, avait ordonné à ses ministres non candidats aux municipales de se tenir à distance des plateaux de télévision « afin de garantir la stricte séparation entre communication gouvernementale et expression politique partisane », dans une circulaire datée du 10 mars. Une manière pour l’exécutif de se dissocier d’un scrutin défavorable compte tenu de l’inconsistance du macronisme municipal, au bout d’une décennie au pouvoir. Mais cette règle valait uniquement le soir des résultats, précise désormais Matignon. Dès le lendemain du premier tour, la ministre de l’égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, a brisé le silence du gouvernement pour déplorer « le risque d’effacement » du macronisme, au micro d’Europe 1.
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