- Points lumineux, formes étranges… Certains passionnés d’ufologie s’interrogent sur ce qu’ils ont pu observer avec leurs télescopes.
- Ovnis ou autres ? Une cellule spécialisée du Centre national des études spatiales de Toulouse tente de trouver des explications à ces phénomènes.
- Si un dossier sur trente n’est pas résolu, la plupart ont des origines très terre-à-terre comme l’ont constaté nos reporters.
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Le 13H
Leur quotidien semble tout droit sorti d’un film de Steven Spielberg. Les scientifiques du GEIPAN, le groupe d’études et d’informations sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés, ont pour mission d’éclaircir les doutes qui subsistent chez certains. Quelle était donc cette forme dans le ciel ? Cette lumière serait-elle celle d’un ovni venu d’ailleurs ? Fondée en 1977, cette entité du Centre national d’études spatiales a accueilli une équipe de TF1 dans ses locaux de Toulouse.
Un ballon pour enfant, les phares de la Patrouille de France…
Des centaines de signalements sont faits tous les ans, certains déclenchant parfois des enquêtes. Avec des résultats plus ou moins étonnants. « On a régulièrement des ballons d’enfants qui s’échappent et qui ont toutes formes, comme des formes de poissons. On a reçu ce croquis, qui est très bien fait, très détaillé. Il s’agit de quelque chose qu’on connaît bien puisque c’est un ballon de Spider-Man »
, commente la documentaliste Marie-Pierre Desvignes. Les points lumineux s’avèrent la plupart du temps être des phares d’avions, des lanternes ou des satellites jouent parfois des tours à notre cerveau. « Tous ces cas-là font partie du même type de phénomène, à savoir une sortie nocturne de la patrouille de France. Ce sont les phares des Alphajets qui se déplacent ensemble et qui dansent »
, ajoute la spécialiste.
Plus de 10.000 documents dans les archives
Dans les archives du GEIPAN, dorment près de 10.000 documents dont des objets, des dessins, des photos, des vidéos et même des témoignages datant d’avant sa création. « On a de tout, des cas classés, des échantillons récupérés, du matériel historique qui était utilisé pour les enquêtes »
, souligne Frédéric Courtade, le directeur du groupe d’études. « Je crois que le cas le plus ancien est de 1937. Il y a des cas qui ne sont pas résolus, ce qui veut dire qu’on n’a pas compris l’origine de l’observation. Ils ont été traités »
, ajoute-t-il. Cela concerne environ un dossier sur trente. Certains dossiers sont parfois rouverts des années après avoir été clos.
Sur son site, le GEIPAN martèle qu’il n’est « pas un groupe de recherches sur les ovnis et la vie extraterrestre ou autre phénomènes paranormaux »
. De quoi sans doute décevoir ceux qui sont persuadés de l’existence d’une autre vie dans l’univers. « On essaie de raisonner de façon scientifique. On essaie vraiment de coller à des considérations scientifiques, à des faits avérés »
, insiste Frédéric Courtade qui travaille avec une vingtaine de bénévoles partout en France. Leurs travaux sont publics et consultables en ligne. Car vous l’avez compris, leur objectif principal est bien de nous faire garder les pieds sur terre.

