Un père et sa fille, quelques instants après la naissance, dans le service de maternité d’un hôpital parisien, le 29 juin 2022.

Créé en 2002 et passé de onze à vingt-cinq jours en juillet 2021, le congé de paternité est très populaire chez les hommes. Un nombre croissant d’entre eux y a recours, et encore plus depuis la réforme, conclut une étude de l’Institut national d’études démographiques publiée, mercredi 28 janvier, dans la revue Population et sociétés.

Plus de huit hommes sur dix (81 %) le prennent au-delà de la part obligatoire de quatre jours – qui s’ajoutent aux trois jours obligatoires du congé de naissance prévus au moment de l’arrivée de l’enfant. Autrement dit, « plus de quatre enfants sur cinq nés entre juillet 2021 et décembre 2023 ont vu leur père prendre tout ou partie de leur congé de paternité au-delà de la semaine obligatoire », relèvent les auteurs de l’article, qui se sont appuyés sur des données de l’enquête « Famille et employeurs » menée en 2024.

« Les trois quarts des pères utilisateurs le prennent pour vingt jours ou plus », explique au Monde la chercheuse Anne Solaz, l’une des autrices. Et ils sont 59 % à y recourir pleinement, pendant les vingt-cinq jours prévus par la loi, ce qui les conduit à passer vingt-huit jours de congé auprès de leur nourrisson lors de ses six premiers mois. L’allongement du dispositif n’a donc pas eu d’effet dissuasif ; au contraire, le taux de recours est même plus élevé qu’avant la réforme.

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