
Audience politique au Conseil d’Etat. La plus haute juridiction administrative a confirmé, dans une décision rendue vendredi 27 février, la classification de La France insoumise (LFI) à « l’extrême gauche » et celle de l’Union des droites pour la République (UDR), le parti d’Eric Ciotti, à « l’extrême droite » pour les élections municipales des 15 et 22 mars.
Le Conseil d’Etat avait été saisi par les deux formations politiques, qui contestaient cette décision prise par le ministère de l’intérieur.
« Le Conseil d’Etat juge, compte tenu de la situation politique prévalant pour les élections municipales de 2026 et des alliances observées pour ces élections, que ni le classement de LFI dans le bloc de clivages “extrême gauche”, ni celui de l’UDR dans le bloc de clivages “extrême droite” ne sont entachées d’une erreur manifeste d’appréciation », écrit le Conseil d’Etat.
Par une circulaire datée du 2 février, le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, avait effectivement décidé de modifier la « nuance politique » de LFI en faisant sortir ce parti du bloc de « gauche », dans lequel il était jusqu’alors catégorisé aux côtés du Parti socialiste, des Ecologistes ou du Parti communiste.
Furieux, le leader « insoumis » Jean-Luc Mélenchon avait dénoncé sur X une « république bananière », au sein de laquelle Laurent Nuñez « trouble l’ordre public électoral », « à la Trump ». « Depuis quand le ministre de l’intérieur décide de ce type de changement ? Pour satisfaire quelle demande et de qui ? Pourquoi maintenant ? », avait fait mine de s’interroger Jean-Luc Mélenchon, plein de sous-entendus. Le coordinateur du mouvement, Manuel Bompard, a pour sa part dénoncé une « magouille ».
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