François Cluzet (Lionel Perrin), dans « Fils de », de Carlos Abascal Peiro.

Tiens, un thriller sur les coulisses de la nomination d’un premier ministre en France ? « Le film est produit par François Bayrou, et nous espérons avoir votre vote de confiance ! », a lancé l’acteur Jean Chevalier, de la Comédie-Française, juste avant la projection de Fils de, de Carlos Abascal Peiro, où le trentenaire tient le rôle-titre. La scène s’est déroulée le 27 août, lors du Festival du film francophone d’Angoulême, qui a lieu jusqu’au samedi 30 août. Fils de y était présenté en avant-première, avant sa sortie en salle, le mercredi 3 septembre.

Cette œuvre au rythme frénétique, avec François Cluzet dans le rôle d’un potentiel premier ministre, jugé trop à gauche sur les marchés, raconte avec humour et fracas une classe politique déboussolée, vénéneuse. On ne pouvait trouver meilleur baromètre de la rentrée alors que l’actuel locataire de Matignon a mis en jeu son poste avec un vote de confiance à l’Assemblée nationale, prévu le 8 septembre, sur fond de vifs désaccords quant aux arbitrages budgétaires.

Dans cette atmosphère d’instabilité institutionnelle – sans parler du contexte international –, la manifestation, codirigée par Marie-France Brière et Dominique Besnehard, a fait la part belle aux œuvres portées par un élan vital, salvateur. Certains films faisaient presque office de thérapie familiale, au risque du formatage : le scénario s’empare d’un problème, en décortique les tenants et aboutissants (pour le père, la mère, etc.), avant d’esquisser des pistes constructives.

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