Des agents de la police de l’environnement de l’Office français de la biodiversité prélèvent un échantillon de peau sur un mouton à la suite d’une attaque présumée de loup à Chaumont-la-Ville (Haute-Marne), le 23 janvier 2026.

C’est un pas de plus dans l’abaissement de la protection du loup. Deux arrêtés ont été publiés, mardi 24 février, qui facilitent et augmentent les tirs sur cette espèce. Emanant des ministères de l’agriculture et de la transition écologique, ces mesures font suite au récent déclassement du statut de protection du loup, passé de « strictement protégé » à « protégé » au niveau européen. Elles sont décriées par les associations environnementales… sans satisfaire pour autant les organisations agricoles.

Mesure clé, le plafond légal d’abattage est relevé de 19 % à 21 % de la population lupine. Cette disposition, qui ne figurait pas dans le projet d’arrêté soumis à consultation publique, a surpris. « L’arrêté a été durci suite aux pressions du ministère de l’agriculture, sans être remis en consultation malgré des modifications importantes », réprouve Jean-David Abel, vice-président de France nature environnement.

Les tirs de défense, effectués en situation de prédation, sont aussi assouplis : ils pourront avoir lieu même si un troupeau ne bénéficie pas de moyens de protection (chiens, clôtures, gardiennage). Et ce, sur simple déclaration au préfet, plutôt qu’une demande d’autorisation. Les tirs de prélèvement, décriés par nombre d’associations et d’experts car ils sont déconnectés de l’acte de prédation, sont également facilités. Les éleveurs sont néanmoins tenus de « s’engager » à mettre en place des moyens de protection dans les douze mois après les tirs. Et ils ne seront plus indemnisés après deux attaques sans y avoir recours. Sur le volet financier, le gouvernement se contente de maintenir les aides en place.

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