Le siège du groupe Volkswagen, à Wolfsburg (Allemagne), le 21 novembre 2025.

Mardi 10 mars, à Wolfsburg (Basse-Saxe), le siège du groupe Volkswagen, le patron, Oliver Blume, n’a même pas cherché à faire comme si les années fastes pourraient un jour revenir. Pour le premier constructeur automobile européen, qui présentait ses résultats, il s’agit surtout de survivre à la tempête qui touche toute l’industrie automobile, et de négocier une place dans un environnement concurrentiel mondial devenu extrêmement féroce.

Seule certitude : il faudra à l’avenir faire mieux, avec beaucoup moins, ont prévenu les dirigeants. Un nouveau plan social est en préparation. D’ici à la fin de la décennie, le groupe emploiera outre-Rhin 50 000 salariés de moins que début 2024, où il comptait près de 300 000 employés. « Nous constatons que le modèle économique qui avait porté le groupe Volkswagen pendant des décennies ne fonctionne plus dans sa forme actuelle. Cela vaut pour toute l’industrie automobile allemande, et même pour toute l’Allemagne », a déclaré M. Blume.

Pour contrer la crise, le constructeur a annoncé son intention de continuer à serrer les dépenses, prolongeant les mesures d’austérité menées ces trois dernières années, où les usines allemandes ont vu baisser leurs coûts de production de 20 %, ont précisé les dirigeants. Ces coupes drastiques sont insuffisantes, pourtant, pour affronter la concurrence chinoise, qui accélère l’exportation massive de ses véhicules ultra-compétitifs vers l’Europe, a prévenu M. Blume. Le nouveau plan social annoncé concernera l’ensemble du groupe : en plus de la suppression de 35 000 postes déjà annoncés fin 2024 chez Volkswagen, 15 000 emplois supplémentaires devront disparaître chez Audi, Porsche, et la filiale logiciels Cariad, d’ici à 2030.

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