Le ministre israélien Itamar Ben Gvir publie un document visant à interdire les blocages routiers et étendre l’autorité de la police lors de manifestations

Alors que les manifestations s’intensifient en Israël, à l’appel des familles d’otages, pour demander un accord sur la libération des otages et un cessez-le-feu à Gaza, le ministre de la sécurité nationale et figure de l’extrême droite israélienne, Itamar Ben Gvir, a publié jeudi un document visant à interdire les blocages routiers lors de ces actions. Le ministre y appelle aussi à restreindre le droit de protester devant le domicile de représentants élus, et à étendre l’autorité de la police dans l’encadrement de ces manifestations.

« Le blocage des routes principales ou vitales met en danger ceux qui les empruntent, endommage les infrastructures, perturbe la vie quotidienne, empêche les femmes enceintes et les personnes malades de se rendre à l’hôpital, empêche les forces de sécurité de se déplacer librement et empêche le public d’exercer ses libertés et ses droits », écrit M. Ben Gvir.

Il déclare aussi que lors de manifestations à proximité des habitations et des lieux de culte, il doit y avoir un équilibre entre « le droit des manifestants à organiser des manifestations et à diffuser leurs messages et le droit des résidents à vivre sans harcèlement ni bruit excessif ».

Si la conseillère juridique du gouvernement n’apporte aucune réponse dans les cinq jours, le ministre a annoncé que cette politique entrerait automatiquement en vigueur, rapporte le journal Maariv, qui note qu’elle prendrait donc effet avant la journée de manifestations prévue mercredi prochain à Jerusalem par les familles d’otage.

Dans un communiqué également cité par Maariv, le Forum des commandants de police pour la défense de la démocratie, composé d’anciens chefs de police et commandants, a souligné que M. Ben Gvir « n’a pas le pouvoir d’intervenir dans les décisions discrétionnaires du commandant de police concernant la dispersion des manifestations et le dégagement des routes ». Il a appelé les chefs de police à « n’obéir qu’à la loi et aux instructions du procureur général ».

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