Leslie Wexner, au Wexner Center for the Arts à Columbus (Ohio), en 2014.

Victime de Jeffrey Epstein : c’est ainsi que le milliardaire Leslie Wexner a voulu apparaître, mercredi 18 février, devant une commission de la Chambre des représentants. S’exprimant chez lui à New Albany (Ohio), et non dans une salle solennelle du Congrès, le fondateur du groupe L Brands – qui comprend notamment la marque de lingerie Victoria’s Secret et la marque de soins Bath and Body Works – souhaitait défendre son intégrité personnelle en admettant une faiblesse de jugement. Leslie Wexner a commencé son intervention par une déclaration écrite, où une phrase résumait sa stratégie, mise en œuvre depuis des années : « J’ai été naïf, idiot et crédule de placer une quelconque confiance en Jeffrey Epstein. C’était un escroc. »

Si cette déclaration de trois pages était pesée au trébuchet, les réponses qui ont suivi, elles, ont souvent été plus vagues, frustrant les cinq élus démocrates qui avaient fait le déplacement. Ceux-ci essaient d’établir les circuits financiers qui ont permis le mode de vie de Jeffrey Epstein, fait de luxe et de dépravation sans frontières. Selon Robert Garcia (Californie), « plus d’un milliard de dollars » aurait transité en provenance de Leslie Wexner, entre les mains de son conseiller. « Plus cette déposition se poursuit, et moins Les Wexner en sait au sujet de Jeffrey Epstein », notait amèrement son collègue Stephen Lynch (Massachusetts).

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