Les habitués du lieu ne manqueront pas d’être surpris en découvrant, pour la réouverture du Musée de la vie romantique, à Paris, samedi 14 février, après un an et demi de travaux, la teinte brune qui en colore désormais les volets, autrefois d’un beau vert amande. Une note qui donne à cette bâtisse de deux étages nichée au fond d’un jardin où se déploie un charme centenaire les allures d’une villa italienne (d’autres arbres ont malheureusement été coupés notamment ceux encadrant le portail d’entrée). « Pour les menuiseries et les huisseries, nous avons cherché à retrouver la couleur originelle de la maison, élevée en 1830 », justifie Gaëlle Rio, directrice de l’établissement. Faute de document plus précis, c’est sur un tableau conservé au Dordrechts Museum (Pays-Bas) représentant la bâtisse que les équipes sélectionnées – Basalt Architecture et l’Atelier àkiko Designers – se sont appuyées. Dans le même esprit, la façade a pris une teinte écrue plus prononcée qu’auparavant grâce à un badigeon à la chaux « fait selon les méthodes traditionnelles », qui offre en outre au lieu une meilleure isolation.
Des transformations discrètes comparées à celles apportées à l’intérieur de cette belle demeure bourgeoise, acquise par l’Etat en 1981 et géré par la Ville de Paris. Inscrite au titre des Monuments historiques, siège du Musée de la vie romantique depuis 1987, elle n’avait pas été rénovée depuis. Pour la réouverture, le jour de la Saint-Valentin, qui donne lieu à une débauche d’opérations commerciales célébrant l’amour, n’a pas été choisi par hasard. Même si l’établissement s’emploie de manière pertinente, avec la nouvelle présentation de ses collections (2 340 œuvres, dont 300 exposées), à montrer que le mouvement artistique qualifié de « romantique » recouvre beaucoup plus que cela. Outre l’exaltation des sentiments, des thématiques ont été dégagées – la nature et le paysage, la littérature, le fantastique – pour aider le public à mieux le cerner.
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