Rassemblement d’agriculteurs contre la présence des loups et leur prédation sur les troupeaux de moutons, à Chaumont (Haute-Marne), le 3 janvier 2026.

Le nombre maximum de loups pouvant être tués a été porté à 21 % de l’effectif total estimé en France, contre 19 % auparavant, selon un arrêté paru mardi 24 février au Journal officiel. L’abattage de ces bêtes « dans le milieu naturel, sauf aux fins de défense des troupeaux », est toujours interdit, mais le texte supprime le loup de la liste française des mammifères terrestres protégés, établie en 2007.

Parmi les autres règles assouplies, il n’est, par exemple, plus nécessaire d’obtenir une autorisation, pour un éleveur, afin d’effectuer un tir de défense d’un troupeau, au sein de certaines zones particulièrement exposées. Une déclaration préalable au préfet est désormais suffisante. La procédure pour les « tirs de prélèvement » – effectué indépendamment de l’attaque d’un troupeau – a aussi été allégée.

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« Si ces mesures constituent une première réponse pour les éleveurs des territoires nouvellement prédatés, elles restent dérisoires face aux dégâts enregistrés chaque année », ont jugé, lundi, plusieurs organisations, dont la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles, le premier syndicat des agriculteurs, après des annonces effectuées par la ministre de l’agriculture, Annie Genevard.

D’après les estimations du ministère, « le nombre d’attaques de loup a augmenté d’environ 10 % » en 2025, le portant à 4 441 attaques.

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Le Monde avec AFP

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