• Laurent Vallet a annoncé vendredi sa démission du poste de président de l’Institut national de l’audiovisuel.
  • Il avait été suspendu de ses fonctions par la ministre de la Culture début août en raison de l’achat de cocaïne.
  • L’ex-dirigeant va suivre une mesure « d’injonction thérapeutique » comme alternative aux poursuites pénales.

Suspendu « immédiatement » de ses fonctions le 12 août par la ministre de la Culture Rachida Dati en raison de l’achat de cocaïne, le président de l’Institut national de l’audiovisuel (Ina) Laurent Vallet a annoncé vendredi 29 août sa démission. « J’ai présenté à la ministre de la Culture ma démission des fonctions de président de l’Ina que j’exerce depuis 2015 », a-t-il indiqué dans un communiqué.

 Le dirigeant de 55 ans va également suivre une « mesure alternative aux poursuites pénales, dite d’injonction thérapeutique (…) d’une durée légale de six mois » devant être ordonnée par la justice. Laurent Vallet venait d’être reconduit en mai pour un troisième mandat de cinq ans et avait été interpellé fin juillet à son domicile parisien après s’être fait livrer de la cocaïne.

Il a mené la transformation de l’Ina en un média

Dans un message interne à l’Ina consulté par l’AFP, Laurent Vallet a présenté ses « excuses très sincères pour cette fin trop brutale », dont il se dit « seul responsable ». L’ex-DG de l’Institut pour le financement du cinéma et des industries culturelles (2002-2015) a également remercié les quelque 900 membres du personnel ainsi que les pouvoirs publics, se disant « fier d’avoir conduit pendant dix ans la transformation » de l’Institut.

« D’une ampleur inédite, elle a permis à l’Ina de s’affirmer comme un média singulier, un média patrimonial d’information et de culture populaire désormais ancré dans un lien extrêmement puissant avec ses publics », fait-il valoir, en plus du rôle traditionnel de l’institut d’archiver les images et sons de la télévision et de la radio.

Rachida Dati a pour sa part salué vendredi « la réussite de Laurent Vallet et le professionnalisme des équipes de l’Ina » dans sa transformation ces dernières années, « qui a profondément renforcé la notoriété de l’établissement », selon un communiqué. La ministre de la Culture a nommé la directrice générale de l’Ina, Agnès Chauveau, pour assurer la présidence par intérim.

Victor GAUTIER avec AFP

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