Ancien joueur de tennis, Phil Meadows​, 70 ans (à gauche), joue plusieurs fois par semaine au pickleball à Virginia Beach (Virginie). Ici en double, le 13 décembre 2025.

Des stations balnéaires de l’Oregon aux cours des fermes amish de Pennsylvanie, des villes cossues du Maryland aux aires de jeu de Philadelphie, c’est partout le même bruit qui résonne : celui d’une balle en plastique légère, frappée par une raquette. Le pickleball, ce sport au nom un peu loufoque (pickle signifie « cornichon »), a été inventé en 1965 dans l’Etat de Washington, sur la côte Pacifique, par deux amis qui cherchaient à occuper leurs enfants. Ils ont posé un filet de badminton au niveau du sol, utilisé des raquettes de tennis de table faute de mieux et commencé à jouer, ajustant les règles au fur et à mesure. Aujourd’hui, cette discipline est particulièrement prisée des seniors américains.

« En 2012, un ami m’a proposé de jouer au pickleball et je lui ai dit que je ne jouerais jamais à un sport avec un tel nom, se souvient Dennis Poppe, 72 ans. Finalement, je m’y suis mis en 2017 et ça a été une révélation. J’ai perdu 25 kilos alors que je ne cherchais pas à maigrir. Je ne prends aucun médicament alors que j’ai été en surpoids presque toute ma vie et diagnostiqué prédiabétique. » Aujourd’hui, il joue plusieurs fois par semaine et ne voyage jamais sans glisser une raquette et des baskets dans son sac. « Contrairement au tennis, le pickleball est un sport social. Si je m’approche d’un court, les joueurs vont me proposer de les rejoindre. Et si vous commencez à disputer des tournois, c’est comme les conventions Star Trek : vous finissez par connaître tout le monde ! »

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