
Sa nouvelle stratégie permettra-t-elle enfin de séduire les investisseurs ? Le PDG de Carrefour, Alexandre Bompard, a présenté, mercredi 18 février, la feuille de route du géant français de la distribution jusqu’à 2030, dans la foulée de ses résultats annuels. Depuis son arrivée mi-2017, le dirigeant a multiplié les acquisitions et transformé le modèle économique du groupe, sans parvenir à faire remonter son cours de Bourse. Autour de 20 euros en juillet 2017, l’action Carrefour valait 15,40 euros mardi, avant l’annonce du plan. Pour le moment, l’opération regain boursier n’a pas vraiment réussi : le titre affichait une baisse de 6,5 % en séance, mercredi en début d’après midi.
L’objectif de M. Bompard est d’améliorer la rentabilité du groupe et de retrouver sa place de leader du secteur de la distribution. Pour ce faire, il a bâti « un plan de croissance », a-t-il indiqué, mercredi, pour atteindre « une part de marché de 25 % en France et de 20 % au Brésil d’ici à 2030 ». Avec 21,7 % du marché français, selon les données de l’institut Kantar, Carrefour talonne actuellement le leader E.Leclerc (24,2 %). « Nous souhaitons rejoindre la rentabilité de nos pairs les plus performants avec un objectif de 3,5 % en 2030 », a indiqué son PDG. En 2025, sa marge opérationnelle était de 2,5 %, d’après les résultats annuels publiés la veille. Le chiffre d’affaires annuel du groupe a progressé de 2,8 % à périmètre comparable en 2025, mais son résultat net ajusté part du groupe a reculé de 6,6 %, « avec une amélioration en France et en Espagne et des conditions de marché plus difficiles au Brésil », avait précisé mardi M. Bompard.
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