
L’avantage, pour un président de la République, d’annoncer un objectif en début de second mandat, c’est de n’en être jamais vraiment comptable en cas de revers. Contrairement à François Hollande (2012-2017), qui avait en partie lié une nouvelle candidature en 2017 à « l’inversion de la courbe du chômage » – d’autres facteurs le pousseront finalement à renoncer en 2016 –, Emmanuel Macron pourra assumer sans conséquence politique d’avoir échoué à atteindre le plein-emploi – un engagement pris lors de la campagne de 2022, réaffirmé en 2024 – puisqu’il ne peut pas être candidat en 2027.
Selon les statistiques diffusées, mardi 10 février, par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), le nombre de chômeurs, au sens du Bureau international du travail, a augmenté de 56 000 au dernier trimestre de 2025 par rapport aux trois mois antérieurs, pour se situer à 2,5 millions de personnes. Le taux de chômage, lui, a atteint 7,9 % de la population active – contre 7,7 % au trimestre précédent et 7,3 % un an plus tôt. L’ambition du chef de l’Etat de ramener le taux de chômage à 5 % en 2027 n’est plus qu’un lointain souvenir. Sur ce point, la France reste à la traîne de ses voisins européens. En Allemagne, le taux de chômage est stable, à 3,8 %, l’Italie est récemment passée sous le seuil historique des 6 % et la moyenne de l’Union européenne est de 5,9 %.
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