
Les Etats-Unis n’ont pas attendu pour imprimer leur marque sur le mandat du nouveau président chilien, José Antonio Kast. Le 12 mars, au lendemain de l’investiture du dirigeant d’extrême droite, le sous-secrétaire d’Etat américain, Christopher Landau, a signé avec le ministre chilien des relations extérieures une déclaration d’intention en vue d’un accord sur les « minéraux critiques [dont le cuivre et le lithium] et les terres rares ». Washington avait exprimé son intérêt aux équipes du président élu durant la période de trois mois de transition entre l’élection, le 14 décembre 2025, et l’investiture. Premier et troisième producteur mondial de cuivre et de lithium, le Chili n’est qu’aux prémisses de l’extraction de terres rares, métaux stratégiques pour les technologies numériques et de défense.
L’élection de l’ultralibéral José Antonio Kast est une aubaine pour le président américain, Donald Trump, qui cherche à réduire la dépendance des Etats-Unis à son rival chinois. Celui-ci assure 60 % de la production des terres rares et 90 % du raffinage dans le monde. « Ils ont trouvé en Kast un allié, fasciné par la figure de Donald Trump », explique l’historien Fernando Estenssoro, docteur en études américaines à l’université de Santiago. L’objectif de l’accord est de « renforcer les chaînes d’approvisionnement », identifier des « projets d’intérêt » et explorer des pistes « d’investissement », selon le gouvernement chilien.
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