Entre OpenAI et Anthropic, les signes de friction s’accumulent. Il y a eu cette photo de famille des patrons de l’intelligence artificielle (IA), le 19 février, au sommet de New Delhi, sur laquelle Sam Altman et Dario Amodei sont les seuls à refuser de se tenir la main. Il y a eu ces spots, diffusés le 8 février à la mi-temps du Super Bowl par Anthropic pour se moquer d’un assistant IA qui diffuserait des publicités… comme le fait ChatGPT.

Il y a enfin eu le clash retentissant entre les deux start-up californiennes, quand OpenAI a annoncé avoir signé un accord avec le Pentagone, après le refus d’Anthropic de voir ses outils utilisés pour des « armes autonomes » ou de la « surveillance de masse ». Sam Altman offre un « simulacre de sécurité » et a adressé à Donald Trump des « louanges dignes d’un dictateur », a taclé Dario Amodei dans un mémo interne cité par le média spécialisé The Information.

Classée comme fournisseur à risque par l’administration Trump et interdite d’usage par l’armée américaine et ses entreprises tierces, Anthropic affiche pourtant une insolente réussite. Avec plus de 1 million de téléchargements quotidiens, son assistant Claude serait l’application la plus installée aux Etats-Unis et devancerait ChatGPT dans plus de 20 pays. Un succès que l’entreprise attribue, non sans arrière-pensée, à sa fermeté affichée en matière de sécurité.

Dario Amodei, le patron d’Anthropic, lors du sommet de New Delhi, le 19 février 2026.

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