
Peut-être avez-vous déjà vu passer, sur les réseaux sociaux, une mappemonde censée représenter le quotient intellectuel moyen par pays. Tirée d’un livre du psychologue Richard Lynn et du politologue Tatu Vanhanen, elle n’a aucune valeur scientifique. Ce qui n’a pas empêché un député français d’extrême droite de la diffuser sur X, relèvent Elodie Edwards-Grossi et Delphine Peiretti-Courtis.
La sociologue (Paris-Dauphine-PSL) et l’historienne (université Aix-Marseille) ont uni leurs forces pour analyser l’éternel retour des thèses racialistes. Considérées aujourd’hui comme pseudo-scientifiques, elles ont d’abord, rappellent-elles, été portées par des chercheurs et des médecins.
Les génocides du XXᵉ siècle, à commencer, à partir de 1904, par celui des Hereros et des Namas par les troupes coloniales allemandes dans le Sud-Ouest africain (actuelle Namibie), s’en sont inspirés. L’eugénisme était porté par des scientifiques, tout comme les politiques de stérilisation forcée de certaines populations, qui ont perduré parfois jusqu’à ces dernières décennies.
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