
Le rappeur Naps, condamné à sept ans de prison avec mandat de dépôt pour avoir violé une femme en 2021, a été remis en liberté sous contrôle judiciaire après décision de la cour d’appel, ont déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) ses avocats.
Cette remise en liberté « apparaît logique dès lors que l’artiste a interjeté appel de la décision rendue par la cour criminelle », ont commenté ses avocats Nabil Boudi, Orane Quenot et Marceau Perdereau, rappelant qu’« à ce stade de la procédure, Naps demeure présumé innocent et reste déterminé à démontrer toute son innocence dans cette affaire ». Le contrôle judiciaire a été ordonné « sans caution », précisent les avocats.
Le rappeur marseillais de 40 ans – Nabil Boukhobza de son vrai nom – avait comparu libre sous contrôle judiciaire devant la cour criminelle de Paris. Au terme du procès, il a été condamné le 19 février pour le viol d’une femme durant son sommeil le 1er octobre 2021 dans une chambre d’hôtel parisienne.
« Absence de consentement »
Dans ses motivations, la cour criminelle de Paris a fait valoir « l’absence de consentement » et souligné que la plaignante avait de « façon constante » dit « qu’elle dormait » et que « la douleur de la pénétration l’avait réveillée ».
Les examens médicaux avaient révélé des lésions et des douleurs compatibles avec une pénétration vaginale forcée. La plaignante avait relaté par message, dès le soir même, le viol subi, à l’une des deux amies également présentes cette nuit-là dans la chambre d’hôtel.
Pendant tout son procès, l’artiste aux plus de trois millions d’abonnés sur YouTube et auteur du tube La Kiffance, a nié avec force avoir violé la jeune femme de 24 ans.

