Jean-Marc Morandini, au tribunal judiciaire de Paris, le 27 novembre 2024.

« Elue présidente de la République, je ferai de la nation la protectrice des enfants maltraités », promettait Marine Le Pen en 2022. Depuis, les élus du Rassemblement national (RN) continuaient d’occuper les plateaux de l’animateur Jean-Marc Morandini sur la chaîne CNews, malgré une condamnation pour « corruption de mineurs » en 2022, confirmée en appel en 2025. S’abritant derrière la présomption d’innocence, à l’instar de son employeur, plusieurs porte-parole du parti laissaient entendre qu’ils ne s’y rendraient plus en cas de condamnation définitive. Celle-ci est intervenue mercredi 14 janvier, la Cour de cassation rejetant le pourvoi de M. Morandini. CNews a annoncé, quelques heures après l’arrêt, le maintien de l’animateur à l’antenne.

Matthieu Valet, porte-parole du RN, député européen et candidat aux élections municipales à Lille, a pourtant passé une heure, jeudi 15 janvier, à discuter d’immigration et d’insécurité avec l’animateur condamné, avec le soutien tacite de son parti. Sollicité par Le Monde, l’ancien policier n’a pas répondu dans l’immédiat. Responsable de la communication du RN, Victor Chabert confirme que les porte-parole du parti sont libres de se rendre chez M. Morandini.

Il vous reste 63.24% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Share.
Exit mobile version