Quatre degrés de plus en France métropolitaine à horizon 2100, 2,7 °C en Martinique, 2,9 °C à La Réunion… C’est ce que prévoit l’arrêté gouvernemental paru, dimanche 25 janvier, au Journal officiel. L’ensemble des plans nationaux ou locaux adoptés dans le cadre de l’adaptation au changement climatique devront ainsi être établis sur la base de ces prévisions.
Attendu depuis plusieurs mois, le décret fixant la trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (Tracc) a été publié, après une consultation publique lancée en septembre. Cette trajectoire s’appuie sur les travaux du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), combinés à ceux des chercheurs français et de Météo-France.
Pour la France métropolitaine, le réchauffement anticipé par les auteurs de ce document est ainsi de 2 °C à l’horizon 2030, de 2,7 °C à l’horizon 2050 et, donc, de 4 °C à l’horizon 2100. Pour la Guadeloupe, la Martinique et Saint-Martin, la hausse attendue est de 1,4 °C pour 2030, de 1,9 °C pour 2050, et de 2,7 °C pour 2100.
En Guyane, elle est de 1,7 °C à l’horizon 2030, de 2,3 °C à l’horizon 2050 et de 3,5 °C à l’horizon 2100. Pour La Réunion, les prévisions sont respectivement de 1,5 °C, 2 °C et 2,9 °C pour les mêmes échéances, et pour Mayotte, de 1,5 °C, 2 °C et 3 °C.
La France, au même titre que le reste de l’Europe et comme c’est déjà le cas aujourd’hui, devrait continuer à se réchauffer plus rapidement que la moyenne de la planète, d’après les projections des climatologues.
Le thermomètre mondial affiche, depuis trois ans, des températures jamais vues à l’échelle de l’humanité, avec une moyenne supérieure de 1,5 °C au niveau préindustriel (1850-1900), observe l’observatoire européen Copernicus, dans son bilan annuel publié à la mi-janvier.

