
Le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, se rendra la semaine prochaine en Hongrie, a annoncé, lundi 9 février, le porte-parole du département d’Etat, Tommy Pigott, dans un communiqué. Il rencontrera, dimanche et lundi, à Budapest « des responsables hongrois clés afin de renforcer nos intérêts bilatéraux et régionaux communs, notamment notre engagement en faveur des processus de paix visant à résoudre les conflits mondiaux et du partenariat énergétique entre les Etats-Unis et la Hongrie », a-t-il précisé.
Ce déplacement intervient alors que les récentes menaces de Donald Trump concernant le Groenland, territoire autonome danois, ont profondément choqué les Européens. Le secrétaire d’Etat, souvent considéré comme moins idéologue, représentera les Etats-Unis à la Conférence sur la sécurité de Munich (Allemagne), à la place du vice-président, J. D. Vance, dont le discours, l’an passé, avait semé la consternation alors qu’il dénonçait des atteintes à la liberté d’expression en Europe.
M. Rubio se rendra ensuite, dimanche, en Slovaquie, où le premier ministre, Robert Fico, a également trouvé un terrain d’entente avec Donald Trump. Lors d’une récente visite en Floride, M. Fico aurait, selon le média Politico citant des diplomates européens anonymes, exprimé son inquiétude quant à l’état mental du président américain. Une information que Washington et Bratislava ont démentie.
« Soutien plein et entier »
A la tête de la Hongrie depuis près de seize ans, Viktor Orban est à la traîne dans les sondages indépendants depuis des mois, sur fond notamment de stagnation économique et de mécontentement croissant vis-à-vis des services publics. Donald Trump avait apporté, le 5 février, son « soutien plein et entier » au premier ministre nationaliste hongrois, dont il est proche, en vue des élections législatives prévues le 12 avril.
Particulièrement proche de l’administration du républicain en raison de sa politique antimigrants depuis la crise des réfugiés syriens il y a dix ans, Viktor Orban avait annoncé, samedi, qu’il se rendrait à Washington « dans deux semaines » pour assister à la réunion inaugurale du « Conseil de paix » du président américain. Lors d’une visite à la Maison Blanche, en 2025, il avait notamment obtenu une exemption de sanctions sur les importations de pétrole et de gaz russes pour son pays.
L’ancien président démocrate Joe Biden entretenait des relations beaucoup plus hostiles avec M. Orban, qu’il accusait de « tendre vers la dictature », notamment en muselant les médias indépendants et en menant campagne contre les droits LGBT+.

