Wesley Saïd célèbre son doublé inscrit avec le RC Lens lors du match de Ligue 1 au stade Jean-Bouin contre le Paris FC, le 14 février 2026.

Au lendemain de la défaite du Paris Saint-Germain (PSG) à Rennes (1-3), vendredi, le RC Lens savait le fauteuil de leader du championnat de France de football à nouveau accessible. Les Sang et Or n’ont pas raté l’occasion de s’y réinstaller, samedi 14 février, en s’imposant aisément dans le stade Jean-Bouin du Paris FC (5-0), à quelques mètres seulement du Parc des Princes, l’antre du PSG. Après 22 journées de Ligue 1, le club artésien possède désormais un point d’avance sur les quadruples champions de France en titre.

Lire aussi | Le Paris Saint-Germain se fait surprendre à Rennes et pourrait perdre sa première place en Ligue 1

En décembre, l’équipe dirigée par Pierre Sage avait déjà dépossédé Paris de ce statut de patron du football français. Elle était ensuite restée en tête du championnat pendant un mois et demi, jusqu’à une défaite (1-3), le 24 janvier, sur la pelouse de l’Olympique de Marseille (OM). Ce revers en terre phocéenne apparaît comme une anomalie sans conséquence dans l’excellente période que connaît Lens, qui a remporté treize de ses quatorze derniers matchs toutes compétitions confondues.

Sur la pelouse du Paris FC, les Sang et Or ont démontré les qualités qui pourraient faire d’eux de véritables prétendants au titre jusqu’à la fin de la saison en cours. Intraitable, la défense de Lens – la plus imperméable de Ligue 1 – n’a laissé presque aucune opportunité aux attaquants parisiens de se mettre en évidence, tandis que son attaque s’est mise en valeur comme rarement cette saison.

Le club artésien a ainsi remporté son succès le plus large de l’exercice 2025-2026, grâce à des doublés de Wesley Saïd (24ᵉ, 38ᵉ) et Rayan Fofana (90ᵉ, 90ᵉ+ 5). « Ce soir, on a gagné avec la manière », s’est félicité Florian Thauvin, buteur sur penalty (58ᵉ), au micro de Ligue 1+. « A chaque fois qu’on aura l’opportunité, on fera tout prendre la première place et tenter de la conserver. On sait qu’il reste pas mal de matchs, mais on continue », poursuivait le champion du monde 2018, dont l’équipe affrontera Monaco lors de la prochaine journée.

Marseille craque à nouveau en fin de match

De son côté, l’OM n’est pas encore sorti de la crise. Une semaine après avoir été balayé par le PSG (0-5) et quatre jours après le licenciement de son entraîneur Roberto De Zerbi, le club phocéen a concédé un match nul frustrant face à Strasbourg (2-2). Dirigé par l’intérimaire Jacques Abardonado, l’OM menait pourtant de deux buts mais en a concédé deux dans le dernier quart d’heure de la rencontre face aux Alsaciens.

Lire aussi | L’OM, en crise et sans entraîneur après le licenciement de Roberto De Zerbi, veut se relancer en Ligue 1

Comme lors d’autres matchs de cette saison, sous la houlette de son ex-technicien italien, Marseille a donc abandonné des points dans les toutes dernières minutes. Sebastian Nanasi, d’une frappe déviée (74ᵉ), et Joaquin Panichelli, d’un penalty inscrit dans le temps additionnel (90ᵉ+ 7), ont permis aux Strasbourgeois de ramener un point de ce déplacement au stade Vélodrome.

L’enceinte de l’OM a longtemps sonné creux, car les supporteurs des deux virages ont délaissé les tribunes pendant l’échauffement et lors des quinze premières minutes de la rencontre, pour manifester leur mécontentement. « Virage vide en signe de contestation, pour un club en autodestruction. Tous vos projets partent en fumée, depuis toutes ces années gâchées », pouvait-on lire sur les banderoles déployées par les fans, qui réclament les départs de Frank McCourt et Pablo Longoria, respectivement propriétaire et président de l’OM.

« L’OM est en grande difficulté »

La réconciliation entre l’équipe première et les supporteurs est donc remise à plus tard, même si les joueurs marseillais avaient pourtant bien entamé la rencontre, grâce à la réalisation de Mason Greenwood (14ᵉ), meilleur buteur de Ligue 1. Celle d’Amine Gouiri, en début de deuxième période (47ᵉ), devait permettre à l’OM de s’imposer facilement face à une équipe strasbourgeoise à la peine.

Sifflés à leur entrée sur la pelouse, les Marseillais l’ont été à nouveau à la fin de la rencontre, après les deux buts de leurs adversaires. « Il faut relever la tête, même si c’est difficile et délicat. On n’a pas le choix », a lancé Jacques Abardonado, en conférence de presse, après la rencontre, avant de poursuivre : « L’OM n’est pas malade mais il est en grande difficulté. Quand ça se répète, on ne peut pas dire autre chose. Il faut l’aider, on doit se remettre au travail. Il faut balayer ce résultat et penser au futur. Si on regarde derrière, ça fout le vertige. »

Après ce match nul, Marseille, 4ᵉ du championnat, pourrait laisser filer au classement l’Olympique lyonnais (3ᵉ), qui affrontera Nice, dimanche. L’OM peut cependant se satisfaire de son matelas de six points d’avance sur le LOSC (5ᵉ) et le Stade rennais (6ᵉ). Les Lillois, qui accueillaient le Stade brestois, n’ont pas réussi à battre les Bretons (1-1). Les joueurs de Bruno Genesio n’ont toujours pas remporté le moindre match en Ligue 1 en 2026 et n’ont pris que deux points lors de leurs six dernières rencontres.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés L’appel de quatre dirigeants de clubs de Ligue 1 pour « une réforme en profondeur de la gouvernance du football professionnel français »

Share.
Exit mobile version