
C’est la date de naissance qui apparaît sur les documents officiels : le 1er avril 1976. Mais Apple n’aurait pas vu le jour sans la curieuse rencontre, cinq années auparavant, entre un lycéen de 16 ans et un étudiant en informatique de 21 ans, qui n’ont en commun que le prénom : Steve Jobs et Steve Wozniak.
Le premier porte en lui le culot, l’arrogance, l’ambition, le charisme qui s’épanouiront au fil des ans. Le second est aux antipodes : timide, naïf, honnête et partageur. Malgré l’océan qui sépare leurs personnalités, les deux Steve accrochent instantanément devant le garage de leur ami commun Bill Fernandez, au cœur de la Silicon Valley.
« Steve et moi, nous sommes assis sur le trottoir [et] avons parlé à n’en plus finir », se souvient Steve Wozniak, interrogé par Walter Isaacson, auteur de la biographie officielle Steve Jobs (2011, JC Lattès). « On s’est raconté des anecdotes, les canulars que nous avions faits, les appareils [électroniques] que nous avions construits. (…) D’ordinaire, les gens avaient du mal à comprendre ce sur quoi je travaillais, mais Steve saisissait tout, tout de suite (…). Il m’était sympathique. Il était sec comme un clou et plein d’énergie. »
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