
Depuis des décennies, les sciences du climat ont établi le rôle central des gaz à effet de serre dans l’évolution des températures de la planète. Deux études publiées dans Nature, mercredi 18 mars, invitent à affiner ce cadre en remontant jusqu’à trois millions d’années. A ces échelles de temps très longues, elles montrent que le dioxyde de carbone (CO₂) ne suffit pas, à lui seul, à expliquer certaines évolutions du climat, et que d’autres mécanismes du système terrestre entrent en jeu. Ces résultats, majeurs, n’enlèvent rien à la réalité du réchauffement actuel, entièrement dû à la hausse des émissions liée aux activités humaines.
Ces travaux s’appuient sur des archives de glace inédites. Elles ont été extraites de la zone d’Allan Hills, en Antarctique de l’Est, où des glaces très anciennes affleurent. Contrairement aux forages classiques, elles ne forment pas une chronique continue, mais une succession d’« instantanés » du climat passé, qui permettent de remonter au-delà des huit cent mille ans couverts jusqu’ici.
Il vous reste 83.94% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

