Une image du plan d’aménagement de la station de Trojena, qui doit accueillir les prochains Jeux asiatiques d’hiver, fournie par le projet NEOM en octobre 2022.

Le 4 octobre 2022, l’annonce avait provoqué une vive polémique : l’Arabie saoudite s’était vue attribuer les Jeux asiatiques d’hiver 2029, alors que jamais une compétition internationale de ce type n’avait eu lieu dans cette région du monde, connue pour son climat chaud. Le maintien de cet événement est désormais incertain. Samedi 24 janvier, le Comité olympique saoudien et le Comité olympique asiatique (OCA) ont annoncé son report à une date non précisée.

Lire aussi : Des jeux d’hiver saoudiens anachroniques

« Le comité olympique et paralympique saoudien et l’OCA se sont mis d’accord sur un nouveau cadre pour l’organisation future des Jeux asiatiques d’hiver, confirmant le report de l’édition 2029 à une date ultérieure qui sera annoncée en temps voulu », ont indiqué les deux instances dans un communiqué conjoint. Les Jeux asiatiques d’hiver se tiennent habituellement au Japon ou en Chine, comme la dernière édition, en 2025, qui s’est déroulée à Harbin (Chine).

L’organisation de la compétition a été confiée à Neom, une mégapole futuriste en construction dans le désert montagneux de Trojena, dans le nord-ouest du riche Etat pétrolier du Golfe. Mais en août dernier, le Financial Times rapportait que l’Arabie saoudite était à la peine pour construire les infrastructures nécessaires dans les temps et que le royaume avait proposé d’accueillir l’événement quatre ans plus tard que prévu.

Le projet Neom accumule les retards

Selon le quotidien financier britannique, les Saoudiens envisageaient de proposer à la Corée du Sud et à la Chine d’accueillir l’édition 2029 de ces Jeux. Les deux pays ont respectivement organisé les Jeux olympiques d’hiver en 2018 et 2022. Souvent critiquée pour son manque de respect des droits humains, l’Arabie saoudite multiplie depuis quelques années les investissements dans le sport – en football, Formule 1, golf, équitation ou boxe – pour redorer son image.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés En Arabie saoudite, les déboires des projets futuristes du prince héritier Mohammed Ben Salman

Concernant les Jeux asiatiques de 2029, Trojena était censé comprendre des pistes de ski, un lac artificiel d’eau douce, des chalets, des manoirs et des hôtels de luxe. L’ONG Greenpeace a critiqué ce choix comme dangereux et susceptible « d’altérer les écosystèmes ». Le directeur du fonds souverain de la monarchie du Golfe (PIF) a déclaré, fin octobre, que le projet de ville futuriste de Neom, évalué à 500 milliards de dollars, demeurait une priorité, en dépit des retards, des changements de personnel et des révisions de conception.

Share.
Exit mobile version