La guerre au Moyen-Orient continue de pousser le dollar
Le dollar progresse lundi, porté par son statut de valeur refuge face aux craintes d’escalade au Moyen-Orient, tandis que le yen profite des spéculations du marché sur une intervention du Japon pour soutenir sa devise nationale.
En début de soirée, le billet vert prenait 0,46 % face à la monnaie unique européenne, à 1, 1455 dollars pour un euro, et 0,61 % face à la devise britannique, à 1, 3178 dollars pour une livre.
« Le conflit avec l’Iran reste au centre des préoccupations des marchés », résument les analystes de Scotiabank. « Les derniers développements alimentent les craintes que la guerre ne s’étende et s’éternise », poursuivent-ils, ce qui profite au dollar, valeur refuge en temps d’incertitudes.
Le président américain a menacé lundi d’« anéantir » l’île de Kharg, d’où part en temps normal la quasi-totalité des exportations de brut du pays, si des discussions entre Américains et Iraniens n’aboutissaient pas « rapidement », notamment pour rouvrir le détroit d’Ormuz.
Face à ces risques, les prix des hydrocarbures – libellés en dollar – restent particulièrement élevés. Cela rend la monnaie américaine techniquement plus chère.
Le dollar devrait continuer à s’apprécier « tant que le conflit se poursuit sans perspective de fin claire », estime Enrique Díaz-Alvarez, analyste chez Ebury.
Le billet vert est aussi aidé par le fait que les Etats-Unis sont un « exportateur net d’énergie », explique Thu Lan Nguyen, de Commerzbank. Le pays devrait ainsi « mieux résister au choc des prix de l’énergie que la zone euro. »
Depuis les premières frappes américano-israéliennes fin février, la monnaie américaine s’est appréciée d’environ 3 % face à l’euro. En parallèle, la devise japonaise prenait 0,40 % au billet vert, à 159,67 yens pour un dollar.

