• Parfois vendus à des maxi prix, les mini-produits prennent pourtant de plus en plus de place dans les rayons des supermarchés ou des stations-service.
  • Une équipe de TF1 se penche sur cette tendance depuis la Loire et le Rhône.

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Le 13H

Dans les stations-service, le casse-croûte s’affiche en petit, en mini ou même en format baby. Des produits désormais déclinés en petites portions, pour une ou deux personnes, qui séduisent les clients. « Pour éviter déjà le gâchis, parce que je sais que je finirai jamais le gros paquet« , explique l’un d’eux dans le reportage du JT de TF1 visible en tête de cet article. « C’est pratique, on peut le manger comme ça, il n’y a pas besoin de le couper« , fait valoir un autre. Un troisième résume l’équation : « C’est pour profiter d’un petit plaisir, mais pas en grosse quantité« . 

Une autre consommatrice interrogée face à notre caméra regarde, elle, avant tout le prix. « Je vais plutôt prendre des petits comme ça que les grands, confie-t-elle devant un rayon de paquets de chips. On voit la différence de prix, de 1,10 à 4,50 euros, ça revient moins cher au porte-monnaie : si on compte après le sandwich et les boissons, ça fait un gros budget« . Elle fait en réalité des économies de l’immédiat, car au kilo, le petit format est deux fois plus cher. 

Cette revanche des petites portions sur les maxi-formats familiaux, les industriels l’ont bien comprise. Les 36.000 m2 de l’usine de la Loire dans laquelle se rend ensuite notre équipe sont dédiés aux mini-saucissons. « Ce produit-là, c’est le produit historique, c’est toujours le plus vendu, indique face à notre caméra roupe Patrick Bombart, chef de groupe chez Aoste, le leader français de la charcuterie sèche. Il représente aux alentours de 50% de nos ventes aujourd’hui« . Ici, 125 millions de petits saucissons passent par le séchoir chaque année, une tendance à la hausse. L’année dernière, le groupe a investi 8 millions d’euros, notamment pour une nouvelle ligne de production. « Les produits Justin Bridou ont une croissance de 11% à peu près. Ces nouvelles machines vont nous permettre, en 2025-2026, d’augmenter nos capacités d’environ 15%« , assure Patrick Bombart. 

En France, le marché des portions individuelles enregistre une hausse de 10% chaque année, notamment dans les supermarchés. Dans celui où se poursuit notre reportage, à côté des traditionnelles salades et des plats industriels, on a imaginé une nouvelle offre. « On propose également des produits faits sur place, mais des produits qu’on peut faire réchauffer, là aussi avec des prix qui sont tout à fait accessibles« , nous montre Christophe Dejob, gérant de cet Intermarché d’Oullins, dans le Rhône. Il faut débourser 3,90 euros pour une portion de quiche, par exemple. Des petits prix adaptés à nos nouveaux modes de vie, et aux personnes vivant seules. « Le soir, avoir un truc vite fait à manger, quand on rentre du sport, des fois c’est agréable« , souligne une cliente du magasin. « Je n’aime pas beaucoup cuisiner, pas du tout même. Donc voilà, c’est plus rapide pour moi« , dit un second.

Des portions individuelles que l’on retrouve maintenant dans tous les rayons. « Avant, on vendait des packs de yaourts par 16, ça ne se vend quasiment plus, observe Christophe Dejob. Aujourd’hui, c’est plutôt des yaourts qui se vendent par deux, allez, par quatre« . L’une des raisons : le nombre de Français vivant seuls a doublé en 30 ans.

La rédaction de TF1info | Reportage : Olga LÉVESQUE, Brice GEREYS

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