Les troupes nord-coréennes, les drones iraniens et le soutien économique chinois permettent à Moscou de poursuivre sa guerre en Ukraine, selon le Pentagone
L’administration du président Donald Trump mène des négociations avec la Russie et l’Ukraine en vue d’obtenir une paix durable fondée sur des garanties de sécurité crédibles, a déclaré Daniel Zimmerman, secrétaire adjoint à la défense chargé des affaires de sécurité internationale, lors d’une audition devant la commission des forces armées de la Chambre des représentants. « Cette démarche commence par une Ukraine et une Europe fortes », a affirmé Daniel Zimmerman.
Il a insisté sur la nécessité pour les alliés d’agir rapidement afin de fournir à l’Ukraine les ressources nécessaires à sa dissuasion et à sa défense. Plus de vingt pays européens ont déjà promis plus de 4 milliards de dollars dans le cadre de l’initiative dite « Prioritized Ukraine Requirements List [PURL]», a-t-il précisé.
M. Zimmerman a averti que la Russie conserve « d’importantes réserves de puissance militaire et industrielle », ainsi que la volonté de soutenir une guerre prolongée. Il a également souligné que Moscou dispose du plus vaste arsenal nucléaire au monde et développe des capacités susceptibles d’être utilisées de manière coercitive sans aller jusqu’à une confrontation nucléaire. Réaffirmant le soutien des États-Unis à l’OTAN, il a toutefois estimé qu’un partage des charges déséquilibré ou insuffisant « n’est pas sain pour l’Alliance », appelant à la renforcer sur le long terme.
Pour sa part, le général Alexus Grynkewich, commandant suprême des forces alliées en Europe à l’OTAN, a évoqué un environnement sécuritaire mondial « complexe et en évolution ». Selon lui, la coopération croissante entre la Russie, la Corée du Nord, l’Iran et la Chine accroît les risques militaires sur plusieurs théâtres. En Europe, a-t-il ajouté, les troupes nord-coréennes, la technologie de drones iraniens et le soutien économique chinois permettent à Moscou de poursuivre sa guerre en Ukraine.
Malgré des pertes importantes, la Russie conserve la capacité de menacer les intérêts américains grâce à son arsenal nucléaire « important et de plus en plus diversifié », ainsi qu’à ses capacités asymétriques et à ses forces terrestres, aériennes et maritimes, a-t-il conclu.

