Image extraite d’une vidéo de l’hôpital d’El-Daein (Soudan), tournée le 25 mars 2026 et diffusée sur la chaîne Telegram de la Sudan Founding Alliance, la branche politique des Forces de soutien rapide.

La fin du ramadan, le vendredi 20 mars, devait faire office d’accalmie dans une guerre qui n’en finit plus de déchirer le Soudan. Mais la fête de l’Aïd-el-Fitr a tourné court à El-Daein, la capitale du Darfour oriental. Deux frappes de drone de l’armée soudanaise ont ciblé l’hôpital universitaire de la ville dans la soirée, faisant 70 morts et 146 blessés selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

L’établissement, qui servait de principal centre de soins pour un bassin de deux millions de personnes, est désormais hors d’état. L’OMS déplore une nouvelle attaque « contre la possibilité même de survivre » visant une infrastructure civile.

Sur des vidéos authentifiées par Le Monde, on distingue la façade de l’hôpital, en grande partie soufflée par l’explosion. L’étage supérieur du bâtiment principal, qui abritait les services d’urgence et de traumatologie, est en ruines. Des prises de vues satellitaires confirment que le toit s’est en partie écroulé sous l’impact.

L’arrière-front des FSR

Bien que situé à 400 kilomètres de la ligne de front, El-Daein n’en demeure pas moins une ville stratégique pour les Forces de soutien rapide (FSR), qui s’en sont emparées en novembre 2023. Après l’attaque du 20 mars, les paramilitaires dirigés par le chef de guerre Mohammed Hamdan Daglo, dit « Hemetti », ont dénoncé un « crime contre l’humanité et acte de génocide » commis par les Forces armées soudanaises (FAS) du général Abdel Fattah Abdelrahman Al-Bourhane.

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