
Depuis le début de la nouvelle guerre entre Israël et le Hezbollah, déclenchée lundi 2 mars après des tirs de roquettes par le mouvement chiite, à la suite des attaques israéliennes et américaines contre l’Iran, le Hamas et des groupes libanais et palestiniens qui lui sont liés sont pris pour cible par l’armée israélienne. S’ils sont proches de la formation armée chiite pro-iranienne, ces mouvements sunnites islamistes n’ont pas revendiqué d’implication dans le conflit actuel.
Dans la nuit de mercredi 4 à jeudi 5 mars, un chef militaire local du Hamas palestinien a été tué dans le camp de Beddawi, à Tripoli, dans le nord du Liban. Mardi, le siège, à Sidon, la principale ville du sud du Liban, de la Jamaa Islamiya, la branche libanaise des Frères musulmans, dont la direction est proche du Hamas, a été bombardé. Dans les premières heures de la guerre, le chef de la branche militaire du Jihad islamique palestinien au Liban a été tué dans la banlieue sud de Beyrouth.
Des membres de ces trois groupes avaient continué d’être visés par l’Etat hébreu après l’annonce du cessez-le-feu du 27 novembre 2024, ayant mis fin à la précédente guerre entre Israël et le Hezbollah. En violation de la trêve, l’armée israélienne avait poursuivi ses attaques, menant notamment des frappes sur des camps palestiniens. Au cours d’une infiltration en territoire libanais, elle avait enlevé, en février, un responsable de la Jamaa Islamiya dans le sud du pays, l’accusant d’« activités terroristes contre l’Etat d’Israël et ses citoyens sur le front nord ».
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