Mathilde Munoz, professeure assistante à l’université de Californie, à Berkeley.

Mathilde Muñoz fait partie des trois économistes, hors le lauréat, nommés par le jury du Prix du meilleur jeune économiste 2026, associant les représentants du Cercle des économistes et du Monde, pour leurs travaux soucieux d’œuvrer à la construction de sociétés apaisées à même d’affronter les défis présents.

Qu’est-ce qui vous a amené à travailler sur le lien entre mondialisation et fiscalité et, au-delà, sur les inégalités ?

Je viens d’une génération biberonnée à l’idée selon laquelle l’avenir de la France passait par l’intégration européenne et la mondialisation. Le rejet de l’Europe manifesté lors du référendum de 2005, le retour des nationalismes, la montée du Front national ont eu pour nous l’effet d’une douche froide. J’ai voulu comprendre. Quelles étaient les failles dans la réflexion sur l’intégration économique ? Quelles politiques publiques pouvaient les éviter ? Est-ce qu’il est bon ou pas de conserver des systèmes fiscaux et sociaux très différents entre partenaires ? Ma conviction, c’est qu’on ne peut pas décider d’une intégration économique entre plusieurs pays sans réfléchir soigneusement à ces questions. On le sait désormais, cela ne marche pas bien.

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