Le ministre des affaires étrangères iranien, Abbas Araghtchi, à Genève, le 17 février 2026.

Le ministre des affaires étrangères iranien a déclaré, mardi 17 février, que l’Iran et les Etats-Unis s’étaient entendus lors de leurs discussions en Suisse sur « un ensemble de principes directeurs » qui pourrait ouvrir la voie à un possible accord.

« Nous avons pu parvenir à un large accord sur un ensemble de principes directeurs, sur la base desquels nous avancerons et commencerons à travailler sur le texte d’un accord potentiel », a déclaré Abbas Araghtchi à la télévision d’Etat, qualifiant la nouvelle session de pourparlers de « plus constructive » que celle du 6 février à Oman.

L’Iran et les Etats-Unis avaient alors repris des discussions pour la première fois depuis les bombardements américains sur des sites nucléaires iraniens durant la guerre de douze jours déclenchée en juin par une attaque israélienne contre l’Iran.

« Nouvelle occasion propice »

De son côté, le chef de la diplomatie omanaise, dont le pays assure la médiation dans les pourparlers, a salué les progrès réalisés. Ces « négociations indirectes (…) ont permis de réaliser de bons progrès dans l’identification d’objectifs communs et de questions techniques », a écrit Badr Al-Boussaïdi sur X. « Il reste encore beaucoup à faire, et les parties sont reparties avec des objectifs clairs en vue de la prochaine réunion », a-t-il ajouté.

« Cela ne signifie pas que nous pouvons parvenir rapidement à un accord », a toutefois tempéré le ministre des affaires étrangères iranien, en reconnaissant qu’il « faudrait du temps pour réduire » l’écart entre les positions des deux parties. « Il a été convenu que les deux parties poursuivraient leurs travaux sur des projets de textes », après quoi « une date pour une troisième session » sera fixée, a-t-il ajouté.

S’exprimant ensuite à Genève, il s’est félicité qu’une « nouvelle occasion propice » pour un règlement diplomatique des tensions avec les Etats-Unis se soit présentée. « Nous espérons que ces négociations aboutiront à une solution négociée et durable qui servira les intérêts des parties concernées et de la région dans son ensemble », a-t-il affirmé lors d’une session de la Conférence des Nations unies sur le désarmement.

Le Monde avec AFP

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