C’était le 19 février. Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, s’exprimait devant 500 futurs officiers de l’armée à Bahad 1, l’école militaire située dans le désert du Néguev. Tout l’état-major, les plus hauts dignitaires de l’Etat hébreu, était là pour assister à la cérémonie d’intronisation de nouveaux jeunes officiers. « De Gaza au Yémen, du Liban à l’Iran, tous ceux qui nous ont attaqués ont senti la puissance de notre bras », avait expliqué le premier ministre avant de détailler longuement la doctrine militaire de plus en plus offensive du pays.
« Si quelqu’un ne l’a pas encore remarqué, il y a plusieurs changements importants dans les doctrines de sécurité d’Israël », avait insisté celui qui cumule dix-huit années à la tête du pays depuis 1996. A la vision qu’il qualifie de « défensive » des fondateurs de l’Etat d’Israël, il oppose une approche expansive depuis le choc de l’offensive militaire et terroriste menée par le Hamas, le 7 octobre 2023. « Nous avons dépassé les frontières de l’Etat pour atteindre les capitales ennemies – presque toutes. Nous avons opéré dans un rayon sans précédent, à une distance extrême, afin de repousser les menaces existentielles », avait souligné le leader de la coalition gouvernementale de droite nationaliste et d’extrême droite religieuse, dont une partie défend la vision d’un Grand Israël, bien au-delà des frontières actuelles du pays.
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