• Un cachalot s’est échoué, ce vendredi 10 avril, en bord de mer, plage Éric Tabarly, à Préfailles, en Loire-Atlantique.
  • L’animal n’a pu être sauvé, malgré l’intervention des pompiers.
  • L’Office français de la biodiversité a pris en charge le cétacé de 12 mètres.

Un animal de plusieurs tonnes en difficulté au bord de l’eau. C’est ce qu’ont aperçu des badauds, ce vendredi 10 avril, peu après 8 heures sur la grande plage Éric Tabarly, à Préfailles, en Loire-Atlantique, où s’était échoué un peu plus tôt un cachalot de 12 mètres. 

Impuissants face à cet impressionnant mammifère marin « amaigri et présentant des abrasions superficielles liées aux contacts avec l’estran rocheux », selon l’Office français de la biodiversité (OFB), ces derniers ont appelé les secours qui se sont rapidement rendus sur place. 

« Une opération de sauvetage, avec la mise en place de sangles autour du cétacé par des sauveteurs aquatiques, a été tentée mais s’est avérée vaine », ont fait savoir, en milieu de journée, les pompiers du Service départemental d’incendie et de secours du département (SDIS44). Ils avaient auparavant tout mis en œuvre, avec les Sauveteurs en mer et des membres de l’OFB, pour tenter de sauver l’animal. 

Malgré les efforts des secours, le cachalot échoué n’a pu être sauvé, le 10 avril 2026, à Préfailles. – SDIS44

« Les premières manœuvres se sont révélées très difficiles et n’ont pas permis d’aboutir à la remise à l’eau de l’animal. Les conditions d’accès et la configuration du site n’ont pas permis d’envisager une nouvelle opération, dans des conditions de sécurité suffisantes, tant pour les opérateurs que pour l’animal, avec un risque important d’aggraver ses souffrances », a déploré ce vendredi soir l’OFB. 

Il est probable que son échouage résulte d’un état de santé déjà compromis

Office français de la biodiversité (OFB)

« Le cachalot est un grand plongeur, qui vit dans des eaux libres de plus de 1.000 mètres de profondeur. Ainsi, il est probable que son échouage ne soit pas accidentel mais qu’il résulte d’un état de santé déjà compromis.«  Un cétacé de cette taille ne peut « supporter un échouage » au-delà de six heures, délai au-delà duquel « son pronostic de survie et son bien-être sont fortement compromis ».

« L’euthanasie ne pouvant être envisagée que si l’intervention répond à plusieurs conditions, assurant à la fois la sécurité des opérateurs, la faisabilité technique, le respect du bien-être animal et l’absence de risques environnementaux, il a été jugé préférable de laisser l’animal mourir naturellement », a expliqué l’établissement public. « Des opérateurs sont restés sur place pendant ce temps. »

L’animal a fini par mourir naturellement en milieu d’après-midi. « Une nécropsie est programmée en début de semaine prochaine, afin d’élucider les causes ayant mené l’animal à s’échouer », a indiqué l’OFB. Les opérations pour évacuer la carcasse étaient en cours de préparation en fin d’après-midi. 

Aurélie SARROT

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