
Habib Beye respire. Après ses débuts catastrophiques à Brest (2-0), le nouvel entraîneur de l’Olympique de Marseille a passé avec brio son premier examen au Stade-Vélodrome. Dimanche 1er mars, son équipe a triomphé d’un de ses ennemis préférés, l’Olympique lyonnais, au terme d’un match épique, sur un but marqué par Pierre-Emerick Aubameyang dans les derniers instants du temps réglementaire (3-2).
Poing brandi, hurlant de joie et s’enlaçant avec son adjoint Jacques Abardonado, l’ancien joueur de l’OM devenu, à 48 ans, le coach de son « équipe de cœur » après son licenciement de Rennes, a profité longuement de son tour d’honneur devant un public en fusion. Un épilogue que rien ne laissait espérer à neuf minutes de la fin, alors que Lyon, efficace et audacieux, menait encore deux buts à un. « Le scénario est magnifique pour nous et nos supporters. Il faut une part de réussite. Mais la chance n’est pas un hasard, elle se provoque. C’est aussi une logique de croyance », commentait en conférence de presse un Habib Beye radieux et volubile. Comme une antithèse parfaite de son prédécesseur, le tourmenté Roberto De Zerbi, arrivé au bout de son aventure marseillaise dans un climat de totale incompréhension.
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