• Les dirigeants ukrainiens ont critiqué l’attitude de la Russie, accusée d’avoir violé le cessez-le-feu instauré pour la Pâque orthodoxe.
  • Quelque 460 attaques russes ont été comptabilisées par Kiev.
  • Dans le contexte actuel, les négociations de paix entre les deux pays sont mises en suspens.

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Ukraine : la guerre entre dans sa 5ᵉ année

L’Ukraine a accusé samedi 11 avril la Russie d’avoir violé à plus de 460 reprises le cessez-le-feu instauré sur le front à l’occasion de la Pâque orthodoxe. Le Kremlin avait annoncé jeudi que cette trêve serait instaurée samedi à 16h et qu’elle se poursuivrait jusqu’à la fin de la journée de dimanche, soit une période totale de 32 heures. Dans la foulée, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, avait accepté ce cessez-le-feu proposé par Vladimir Poutine. 

Dans un rapport publié sur Facebook, l’état-major ukrainien a indiqué que « 469 violations du cessez-le-feu ont été enregistrées ». Il a fait état de « 22 assauts ennemis, 153 bombardements, 19 frappes de drones d’attaque et 275 frappes de drones FPV ».

Des négociations de paix au point mort

Dans la région russe de Koursk, frontalière de l’Ukraine, le gouverneur local Alexandre Khinchteïn a quant à lui pointé du doigt Kiev. Il a accusé les Ukrainiens d’avoir violé la trêve en attaquant avec un drone une station-service dans la localité de Lgov, faisant trois blessés parmi lesquels un bébé. Un peu plus tôt, Volodymyr Zelensky avait prévenu que l’Ukraine allait répliquer « coup pour coup » en cas de violation russe de la trêve.

Dans son allocution quotidienne, le chef d’État a estimé qu’il serait « correct » que ce cessez-le-feu soit prolongé, précisant avoir fait cette « proposition » à Moscou. Rappelons que les discussions en vue de mettre fin au conflit ont été suspendues ces dernières semaines, en raison de la guerre au Moyen-Orient. L’an passé, une trêve similaire avait été annoncée en Ukraine pour la Pâque orthodoxe, mais les deux camps s’étaient accusés mutuellement de l’avoir violée à de nombreuses reprises. 

Dans les rangs ukrainiens, on réclame de longue date un cessez-le-feu prolongé pour favoriser des négociations sur un hypothétique accord en vue d’arrêter la guerre. Il s’agit néanmoins d’une idée rejetée par Moscou, estimant qu’une pause plus longue serait susceptible de permettre à l’armée ukrainienne de se renforcer.

Ces derniers mois, plusieurs cycles de négociations sous l’égide des États-Unis n’ont pas réussi à rapprocher l’Ukraine et la Russie d’un accord, le processus s’enlisant davantage à mesure que l’attention de Washington se déplaçait vers l’Iran. Le pouvoir russe exige du gouvernement ukrainien des concessions territoriales et politiques que Volodymyr Zelensky a rejetées, les assimilant à une capitulation.

TD avec AFP

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