Les collégiens devront bientôt réaliser une évaluation de sport à leur entrée en 6e, a appris Le Parisien.
Elle comprendra notamment des tests d’endurance et d’athlétisme.
Le gouvernement compte instaurer cette mesure pour favoriser l’activité physique des adolescents.

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Les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024

Après les Jeux olympiques de Paris l’été dernier, le gouvernement veut continuer à encourager la pratique du sport (nouvelle fenêtre) chez les plus jeunes. Dès la rentrée prochaine, en septembre 2025, les élèves de 6ᵉ devront passer un test d’activité physique à leur entrée au collège, selon les informations du Parisien (nouvelle fenêtre). L’expérimentation de cette mesure a donc été jugée concluante.

Les filles plus en difficulté que les garçons

L’évaluation comprendra notamment des « courses de vitesse », « d’endurance » et du « saut en longueur », comme devraient l’annoncer ce jeudi 3 avril, lors d’un déplacement à Reims (Marne), la ministre de l’Éducation nationale Élisabeth Borne et son homologue des Sports Marie Barsacq. Ces tests seront réalisés dès le mois de septembre, sous la supervision des professeurs d’éducation physique et sportive (EPS). Cependant, la mise en place de cette mesure ne devrait pas devenir obligatoire, bien que fortement conseillée.

Plus de 4.000 adolescents étaient déjà concernés à la rentrée 2024. Les conclusions sont sans appel : un certain nombre de collégiens ont des difficultés sur le plan physique dès l’âge de 10 ans. « Dans le détail, sur les trois épreuves, 4% des élèves testés en 6ᵉ sont considérés en difficulté et ont donc un besoin d’accompagnement dès le début de l’année scolaire et 19% des élèves sont considérés comme ayant une qualité physique satisfaisante », précise Le Parisien. Les filles seraient davantage touchées que les garçons. Pourtant, des études tendent à prouver le lien entre forme physique et résultats scolaires.

Le comité d’organisation des JO de Paris avait lancé en 2020 le dispositif des 30 minutes d’activité physique quotidienne en primaire. Il avait ensuite été généralisé deux ans plus tard. Cependant, un rapport sénatorial publié en septembre dernier révélait que seulement « 42% des écoles » élémentaires l’avaient appliqué. En classe de 6ᵉ, quatre heures d’EPS sont prévues dans les programmes scolaires, les élèves alternant plusieurs sports dans l’année.

Zoe SAMIN

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