• Pour le président de la République, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon est un mouvement d' »extrême gauche », au sein duquel émergent « des expressions antisémites ».
  • En vue des élections municipales des 15 et 22 mars prochains, le ministère de l’Intérieur a décidé d’octroyer l’étiquette « extrême gauche » à LFI.

Après le ministère de l’Intérieur, le président. Dans un entretien accordé vendredi midi à Radio J et diffusé ce dimanche, Emmanuel Macron affirme que La France insoumise est un mouvement d’« extrême gauche », au sein duquel émergent « des expressions antisémites » qui « doivent être combattues ».

« Je crois qu’il n’y a pas tellement de mystère pour dire qu’ils sont à l’extrême gauche », déclare le chef de l’État. Une classification décidée récemment par le ministère de l’Intérieur (nouvelle fenêtre), et que conteste LFI. « Je constate que dans les positions qu’ils prennent, en particulier sur l’antisémitisme, ils contreviennent à des principes fondamentaux de la République », précise-t-il. Dans cette interview, Emmanuel Macron ajoute qu’au sein du Rassemblement national, il y a également des parlementaires, qui, « de la même manière, ont des expressions, défendent des idées » contraires à ces principes.

Vendredi, à l’occasion de son hommage à Ilan Halimi, jeune juif séquestré et torturé à mort en 2006, Emmanuel Macron a dénoncé « l’hydre antisémite » qui s’immisce « dans chaque interstice » de la société et prôné une « peine d’inéligibilité obligatoire » pour les élus coupables « d’actes et propos antisémites, racistes et discriminatoires ». « Le gouvernement va présenter un tel texte », a-t-il affirmé sur Radio J, le président se disant confiant que cette loi puisse être votée au Parlement et s’appliquer avant 2027.

LFI s’indigne d’avoir été classée à l’extrême gauche

Début février, La France insoumise s’est indignée (nouvelle fenêtre) de sa classification à l’« extrême gauche » par le ministère de l’Intérieur pour les prochaines élections municipales, un « trucage » digne d’une « république bananière » pour le leader Insoumis Jean-Luc Mélenchon. C’est une première pour le parti de gauche radicale fondé en 2016 : pour les élections municipales de mars il est classé comme un parti d’extrême gauche dans une circulaire publiée dans la semaine par le ministère de l’Intérieur et relative à l’attribution des nuances aux candidats pour les élections municipales, d’arrondissements et métropolitaines à Lyon.

La France insoumise, même si elle porte un programme de rupture avec le capitalisme, est généralement classée à gauche, comme l’avait confirmé une décision du Conseil d’État en 2024.

Antoine LLORCA avec AFP

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