
Au moins 59 personnes sont mortes et 15 sont portées disparues après le passage du cyclone Gezani, qui a frappé de plein fouet la deuxième ville de Madagascar, Toamasina, il y a six jours, selon un bilan officiel lundi 16 février.
Gezani a semé la destruction dans le nord-est du pays, accompagné de rafales qui ont atteint jusqu’à 250 km/h. La plupart des victimes du cyclone ont été recensées dans la ville de Toamasina, qui compte environ 400 000 habitants, selon le dernier bilan du bureau national de gestion des risques et catastrophes. Un précédent bilan faisait état de 43 morts.
Plus de 800 habitants ont été blessés et 16 000 ont été contraints de quitter leurs foyers. Les dégâts sur l’habitat sont importants : quelque 25 000 cases ont été détruites et 27 000 autres inondées. En outre, plus de 200 salles de classe ont été partiellement ou entièrement détruites.
Le cyclone Gezani a poursuivi sa route vers le Mozambique ce week-end : même en restant à 50 km de ses côtes, il a entraîné la mort de quatre personnes et provoqué des dégâts dans la région d’Inhambane, une ville côtière du sud du pays comptant environ 100 000 habitants.
Deux cyclones en moins d’un mois
Des images de l’Agence France-Presse (AFP) prises ce week-end montrent quant à elles des rues du centre-ville de Toamasina encore englouties par les eaux boueuses et encombrées de débris et de branchages. Des habitants faisaient la queue pour recevoir de la nourriture dans une école primaire transformée en centre d’aide, tandis que des soignants procédaient à des tests de dépistage du paludisme sur des enfants.
Après le passage de Gezani, le pape Léon XIV a adressé dans sa prière dominicale à Rome ses « pensées » à la population malgache, « qui a été touchée par deux cyclones coup sur coup ». Au début de février, Madagascar avait déjà été frappé dans le Nord-Ouest par le cyclone tropical Fytia, qui avait fait au moins sept victimes et plus de 20 000 déplacés.
Le Programme alimentaire mondial a, lui, évoqué vendredi la situation précaire de la population sur place : « La ville fonctionne avec environ 5 % de son approvisionnement en électricité et il n’y a pas d’eau. »
La Chine a offert à Madagascar une « aide non remboursable de 100 millions de yuans », soit environ 12 millions d’euros, et la France a annoncé l’envoi de vivres, de sauveteurs et de pompiers de La Réunion, située à environ un millier de kilomètres.

