• Manuel Bompard était l’invité de l’émission « En Toute Franchise » ce dimanche 15 février sur LCI.
  • Interrogé sur la mort du jeune Quentin, étudiant lyonnais de 23 ans, en marge d’une conférence de Rima Hassan, il a qualifié les faits de « drame terrible ».
  • Le coordinateur national de La France insoumise appelle « au sang-froid absolu » en soulignant qu’il « faut laisser l’enquête » ouverte par le parquet de Lyon « aller à son terme ».

Il a très vite réagi pour condamner toute violence politique. Invité ce dimanche 15 février de l’émission « En Toute Franchise » sur LCI, Manuel Bompard s’est exprimé sur le décès de Quentin, un étudiant hospitalisé trois jours plus tôt après une violente agression en marge d’une conférence de Rima Hassan à Lyon. « C’est évidemment un drame terrible », a-t-il déclaré, présentant « ses condoléances » à la famille du défunt. « Il n’y a aucune raison de mourir quand on a 23 ans », insiste le coordinateur de la France insoumise. « Il y a des circonstances qui restent encore à préciser », ajoute-t-il. 

J’ai pris contact avec les personnes présentes dans ce service d’ordre (…). Elles n’ont eu aucun contact avec aucun des groupes qui se trouvaient à l’extérieur

Manuel Bompard

Le parquet de Lyon a ouvert une enquête pour « violences aggravées » et « coups mortels aggravés » qu’il « faut laisser aller à son terme », selon le député des Bouches-du-Rhône. La victime était proche du collectif identitaire Némésis, mais le déroulé de son agression et l’identité de ses agresseurs ne sont pas clairs à ce stade. Les versions s’affrontent et se contredisent. Le collectif assure que Quentin a été agressé par des militants antifascistes de La Jeune Garde. « Ce mouvement a été dissous. Je vois difficilement comment il aurait pu intervenir dans cette affaire », fait remarquer l’élu LFI qui « n’a pas d’informations précises sur les personnes qui ont participé de cette rixe« . 

« La France insoumise ne porte aucune responsabilité. Quand nous organisons une conférence, nous avons un service d’ordre qui accompagne nos oratrices et nos orateurs. En tant que responsable de La France insoumise, j’ai pris contact avec les personnes présentes dans ce service d’ordre (…). Elles n’ont eu aucun contact avec aucun des groupes qui se trouvaient à l’extérieur », souligne-t-il Manuel Bompard.

Quand on se défend, on ne frappe pas un homme qui est à terre

Manuel Bompard

Némésis dit également avoir identifié trois de ses agresseurs, dont un collaborateur du député LFI Raphaël Arnault. Manuel Bompard dit qu’il était à l’Assemblée nationale avec l’élu le soir du drame. « Il n’a aucune responsabilité dans ce drame. Il y a une enquête en cours », martèle-t-il en faisant preuve de « prudence ». « Il me paraît évident que si un collaborateur parlementaire quelque qu’il soit, d’un groupe parlementaire quel qu’il soit, devait avoir une responsabilité dans ce drame, il me paraît certain et évident qu’il ne peut pas être collaborateur parlementaire de qui que ce soit. Je ne peux pas être plus clair que ça », a-t-il poursuivi.

Interrogé sur les images de l’agression, Manuel Bompard assure qu’elles « ne correspondent pas à des personnes qui se défendent ». « Quand on se défend, on ne frappe pas un homme qui est à terre. Donc ça n’a rien à voir avec le soutien que nous avons pu apporter à des groupes qui se défendent », dit-il. « S’il y a une implication de La Jeune Garde, évidemment que des mesures seront prises y compris par les autorités que tout le monde devra respecter (…). Je ne suis associé à aucun mouvement impliqué dans des mouvements de violence », répète-t-il.

Manuel Bompard s’interroge aussi sur l’absence de policiers aux abords de la conférence alors que « des rassemblements avaient été organisés » à proximité par le collectif Némésis. « Il n’y avait aucune présence policière. Je m’interroge aussi sur pourquoi il y a pu y avoir des bagarres de rue alors que manifestement un rassemblement avait été convoqué. Il me semble que c’est de la responsabilité aussi des autorités de garantir la sécurité des personnes ». Le coordinateur national de LFI appelle enfin à « faire preuve du sang-froid le plus absolu pour ne jamais accepter de tomber dans ce climat de guerre civile que l’extrême droite veut importer dans ce pays »

La rédaction de TF1info

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