• Sous haute surveillance, le rassemblement organisé à Lyon en hommage à Quentin Deranque a été marqué par une série d’actes répréhensibles.
  • La préfecture du Rhône signale que des saluts nazis ont été réalisés au sein du cortège et que des insultes racistes et homophobes ont été prononcées.
  • Les autorités font savoir qu’elles vont saisir la justice.

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Mort de Quentin Deranque, 23 ans, violemment agressé à Lyon

La préfecture du Rhône a expliqué ce samedi qu’elle comptait saisir la justice suite à l’hommage rendu au militant d’extrême droite radicale Quentin Deranque. Elle signale en effet que des saluts nazis et des insultes racistes et homophobes ont été signalés à Lyon durant ce rassemblement.

Ces gestes et déclarations ont été repérés sur des vidéos de la marche, mises en ligne sur les réseaux sociaux, a précisé un porte-parole de la préfecture. « Deux personnes au moins » ont été vues en train de faire des saluts nazis, a-t-il précisé. « Conformément aux instructions du ministre de l’Intérieur », la préfète Fabienne Buccio signalera « au procureur de la République tous les gestes et propos répréhensibles » détectés, a ajouté cette source.

À gauche, ces agissements ont rapidement déclenché des réactions. « Comment le ministre de l’Intérieur et la préfecture ont pu autoriser une manifestation dans laquelle on fait des saluts nazis et on scande des slogans homophobes ? », s’est interrogé sur X le coordinateur de LFI, Manuel Bompard. « Où le premier rang comprend tout le gratin de l’extrême droite antisémite et xénophobe ? Réveillez-vous ! », a-t-il ajouté en relayant une vidéo montrant un participant de la marche en faire un à trois reprises.   

Ancienne porte-parole d’une association anti-avortement et organisatrice de la marche, Aliette Espieux a elle aussi réagi. « Si jamais il y en a eu, je les condamne fermement », a-t-elle souligné auprès de l’AFP. 

Environ 3.200 personnes ont marché dans l’après-midi jusqu’au lieu où le jeune homme de 23 ans a été roué de coups, le 12 février, par des militants d’ultragauche, avant de succomber à ses blessures. Le cortège, qui comptait de nombreux militants d’extrême droite dans ses rangs, a défilé dans le calme sous la surveillance d’un important dispositif policier.

TD avec AFP

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