« Le pacte atlantique protège l’Italie et l’Europe de l’agression », début des années 1950, collection du Musée national de la collection Salce, Trévise (Italie).

Maria Luisa Fantappie est responsable du programme Méditerranée, Moyen-Orient et Afrique à l’Istituto Affari Internazionali de Rome, un groupe de réflexion sur la politique internationale. Ses recherches portent sur le Moyen-Orient, la diplomatie européenne et la compétition entre grandes puissances dans la région, ainsi que sur la médiation des conflits.

A la veille d’un référendum décisif sur la justice – un test majeur pour son gouvernement –, prévu les 22 et 23 mars, Giorgia Meloni semble fragilisée en interne par l’attaque américano-israélienne contre l’Iran. Comment expliquer une telle porosité entre la situation internationale et la vie politique italienne ?

La situation internationale commence à poser un problème de crédibilité à Giorgia Meloni. Depuis son arrivée au pouvoir, en 2022, la présidente du conseil a beaucoup misé sur son « activisme » à l’étranger pour consolider sa légitimité sur la scène intérieure. Elle a développé auprès des Italiens le récit d’un pays qui serait de nouveau respecté et qui compterait désormais, grâce à elle, à son juste niveau dans les affaires du monde.

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