Le Marsupilami, animal imaginaire au pelage tacheté, doté d’une force hors norme et d’une queue démesurément longue, a été créé en 1952 par le dessinateur et scénariste belge André Franquin dans Spirou et les héritiers. La bestiole était promise à un avenir glorieux que la mort de son créateur, en 1997, n’a en rien terni.

Deux séries télévisées d’animation, au début des années 1990 et dans les années 2000, puis, au cinéma, Sur la piste du Marsupilami (2012), d’Alain Chabat, avec ses plus de 5 millions d’entrées en salle en France, et enfin Marsupilami (sorti le 4 février), de Philippe Lacheau, ont permis à cette créature de devenir davantage qu’un succès d’édition et qu’une borne dans l’histoire de la bande dessinée.

Ce phénomène a longtemps échappé au Monde. Une absence qui s’explique notamment par la place anecdotique réservée par le quotidien du soir à la bande dessinée pendant de longues années. C’est donc presque par effraction que le journal évoque pour la première fois, onze années après sa création, le Marsupilami, le 10 décembre 1963, sous la plume de Jacqueline Piatier.

Une représentation du marsupilami, à la Cité des sciences de la Villette à Paris dans le cadre de l’exposition « Le monde de Franquin » réalisée autour de l’œuvre du dessinateur belge André Franquin (1924-1997), le 21 octobre 2004.

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