L’acteur américain, Matthew McConaughey, lors de la 96ᵉ cérémonie des Oscars à Los Angeles (Californie), en mars 2024.

L’acteur américain Matthew McConaughey a déposé des extraits vidéo de son image et sonores de sa voix auprès de l’Institut américain de la propriété intellectuelle, pour les protéger d’une utilisation indue par des groupes ou des plateformes d’intelligence artificielle (IA).

Plusieurs contenus audiovisuels ont été enregistrés par la branche commerciale de la fondation Just Keep Livin, créée par le comédien et son épouse Camila, a constaté l’Agence France-Presse (AFP) dans la base de données de l’United States Patent and Trademark Office (USPTO).

Alors que de nombreux artistes s’inquiètent de l’utilisation sauvage de leur image via l’IA générative depuis l’arrivée de ChatGPT. Très peu d’acteurs ont saisi la justice pour faire valoir leurs droits, l’un des exemples les plus marquants restant celui de Scarlett Johansson, qui a attaqué en 2023 l’application Lisa AI pour avoir créé, sans son consentement, un avatar IA à son image pour une publicité.

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Protéger légalement son image et sa voix

L’approche de Matthew McConaughey est nouvelle car il prend les devants pour protéger légalement son image et sa voix. Le comédien oscarisé n’est néanmoins pas opposé à l’IA générative, bien au contraire. Il a ainsi pris une participation au capital de la start-up ElevenLabs, spécialisée dans les voix. Cette dernière a créé une version IA audio de Matthew McConaughey, avec sa permission.

« Nous voulons nous assurer que nos clients bénéficient de la même protection que leurs sociétés », a expliqué l’avocat Kevin Yorn, qui représente Matthew McConaughey. Il souhaite aussi s’« assurer qu’ils peuvent être rémunérés pour l’utilisation de leur voix et de leur image par cette nouvelle technologie ».

Si plusieurs Etats américains ont adopté des textes la prohibant, beaucoup s’appliquent surtout à l’utilisation malveillante ou à des fins commerciales. Seuls quelques-uns, notamment l’ELVIS Act, voté par le parlement local du Tennessee en 2024, offrent une protection plus générale.

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Le Monde avec AFP

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